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Les 17-19mai 2006
Trois jours des falaises de Dieppe à la baie de somme
Cliquez sur les imagettes pour les agrandir

Trois jours, 42 (bleu), 43 (vert) et 31 (noir fin) kilomètres de tempête à affronter de face.

Téléchargez ici les traces au format .trk (IGN bayo carto explorer)

Le 17 mai

Arrivée à 8h34 à la gare de Dieppe, mais le pont tournant est endommagé par un accident de la circulation, et je dois faire un large détour dans la zone industrielle. Commence alors, à la sortie de l'agglomération, le circuit abandonné des falaises.


Vue de dieppe depuis le début des falaises

En effet celles ci sont très friables, et le GR souvent détourné vers des routes inintéressantes. Malgré les interdictions, on peut passer quand même à ses risques et périls. Mon intention est de visiter "un camp des Césars", identifiable par une grosse levée de terre perpendiculaire aux falaises:


Levée de terre du camp romain, élément extrêmement artificiel du paysage

Après Belleville sur Mer je profite de la marée basse pour marcher à l'ombre des falaises, et ainsi éviter de marcher sur les routes monotones. Pensez à vous munir d'un horaire des marées.

De la même façon on a intérêt de braver les interdictions, et de marcher aux environs du bord de falaise, jusqu'au Tréport.

Le 18 mai

Après une nuit près du bois de Cise, agitée par quelques gros orages, je me réveille sec sous ma bâche de randonnée.


Le bois de Cise


Une fois passé Ault, place à la terre basse des marais, leurs oiseaux, leurs chasseurs.

Le cordon de dunes à partir de Cayeux est très agréable, surtout par ces lumières


Le sentier sommital


La marée basse

Les bâtons de randonnée sont d'une précieuse utilité sur le premier cordon de dunes, très irrégulier.

On bascule en baie de Somme, et ses prés salés, dont on peut faire le tour en marchant agréablement sur la digue.


Un canal...


Les près salés très plats. Un orage évité arrose les abords du Crotoy, je marche vers Saint Valéry sur Somme, à visister.

Le 19 mai

Heureusement que j'avais trouvé une cabane de chasseur pour passer la nuit sous la tempête.

Le troisième jour se passera à lutter contre la tempête, soufflant de face, dépassant en vitesse les cygnes et autres canards qui volent parfois à reculons. Malgré les efforts (et peut être même à cause), c'est très agréable de naviguer dans cette ambiance dramatique de catastrophe naturelle. Les herbes sont tellement agitées que leurs mouvements rapides sont hypnotisants... le vent me couche au sol ou bien me retourne comme une crêpe... le sable cingle mon visage et explique le fait que je ne prenne pas de photo... tout comme la pluie fine qui sèche instantanément, puisque j'ai eu la chance de n'effleurer que les trombes d'eau...